Elle apparaît dans un fin nuage de vapeur d’eau et disparaît rougeoyante dans la poche comme par magie, sans brûler le tissu. Pas d’odeur de tabac qui se consume, pas de fumée piquant les yeux. Elle, c’est la cigarette électronique qui séduit de plus en plus. Et pourtant, méfiance, indiquent à l’unisson l’OMS, les tabacologues et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Le 7 juillet, cette dernière faisait, avec la DGS (direction générale de la santé), le point dans un communiqué de presse sur la cigarette électronique. Les deux organismes recommandaient la plus grande prudence aux utilisateurs de cette cigarette notamment les femmes enceintes, celles qui allaitent, les populations à risques pulmonaires ou cardiovasculaire, les personnes âgées et celles présentant des antécédents d’épilepsie. La cigarette électronique est constituée d’une batterie, d’un atomiseur et d’une cartouche comprenant un liquide pouvant contenir de la nicotine ou des substances aromatiques. Ce sont ces composants qui sont mis en cause particulièrement l’un d’eux, le propylène glycol qui est un solvant au pouvoir irritant que l’on trouve déjà dans les cigarettes classiques. Pour l’heure, outre ces recommandations de vigilance, l’Afssaps conduit une évaluation approfondie de la cigarette électronique avec le concours d’experts tabacologues. Actuellement, aucune étude n’existe indiquant que ce produit est moins toxique que le tabac, ni qu’il peut prétendre être une aide à l’arrêt de fumer.
